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Fin 2025, naissance de 2026 : Entre deux souffles

  • Photo du rédacteur: ALINE PERES
    ALINE PERES
  • 29 déc. 2025
  • 3 min de lecture





Nous sommes le 29 décembre2025

Une date qui, si l’on écoute autrement, murmure autre chose.

Le vingt-neuf…

le vingt-nouveau…

le sang nouveau.

C’est le dernier 29 de l’année.Un dernier point de bascule.Un moment encore possible pour laisser partir, avant d’entrer dans un nouveau cycle.

Cette journée pourrait être joyeuse, pétillante, motivante.

Et pourtant, elle est souvent plus silencieuse.

Plus intérieure.

Comme si quelque chose demandait à être regardé autrement.

Noël vient tout juste de passer, avec cette symbolique immense de renaissance.Chaque année, nous célébrons la naissance de Jésus. Et à travers elle, ce n’est pas seulement une histoire ancienne que nous répétons. C’est quelque chose en nous qui est invité à renaître, encore et encore.


Si Noël se situe au cœur de l’hiver, dans cette période de froid et de nuit, ce n’est pas un hasard. C’est précisément lorsque la nature semble au repos que la vie prépare son retour. Noël nous rappelle que renaître fait partie du cycle. Que nous sommes invités, nous aussi, à accepter et accueillir notre naissance, notre incarnation, et peut-être même la joie simple d’être ici, sur Terre, dans cette expérience humaine.

Renaître ne signifie pas devenir quelqu’un d’autre.Cela signifie souvent accepter de laisser se retirer le « moi » de l’année écoulée.


Celui qui a tenu, résisté, porté, parfois trop.Celui qui a fait de son mieux, avec les moyens du moment.


2025 a été une année exigeante.

Une année qui a demandé de la présence, de l’adaptation, parfois de la lucidité douloureuse.

Des repères ont changé.

Des fonctionnements ont montré leurs limites.

Beaucoup ont été traversés, bousculés, déplacés intérieurement.

Il ne s’agit pas ici de faire un bilan mental, ni de juger ce qui a été bien ou mal vécu.

Il s’agit simplement de reconnaître ce qui a changé en nous.

De nommer ce qui n’est plus

sentir ce qui n’a plus besoin de continuer de la même manière.

Et surtout, de déposer.

Déposer ce qui n’a plus lieu d’être.

Déposer les attentes, les anciennes obligations, les schémas répétés par habitude.

Non pas dans un combat, mais dans un relâchement.

Cette période ne nous invite pas à agir davantage.

Elle nous invite d’abord à arrêter le bruit.

À suspendre le mental.

À cesser le bavardage intérieur.


Observer la nature au jour le jour.

Sentir le rythme lent de l’hiver. Accueillir ce temps de gestation, visible et invisible à la fois.

Ne rien faire, vraiment…pour mieux écouter.

Mais ce silence n’est pas une fuite.Il prépare une prise de conscience.


Car il y a, dans ce moment précis, quelque chose d’essentiel à se rappeler : nous ne sommes pas seulement traversés par les événements.Nous ne sommes pas que spectateurs de notre propre vie.

Nous sommes aussi les artisans de ce qui vient.

Tout ce qui s’est joué cette année n’était pas inutile. Même les épreuves, même les ralentissements, même les détours ont préparé le terrain. Ils ont façonné une base, une maturité, une compréhension nouvelle.

Et c’est ici que l’énergie change.

Ritualiser ce passage, ce n’est pas attendre que l’année suivante fasse le travail à notre place.C’est reconnaître que l’on entre dans un nouveau cycle et choisir consciemment l’énergie avec laquelle on souhaite y entrer.

Nous nous approchons du réveillon.

Et là encore, le mot parle de lui-même : réveiller, veiller, réveillons-nous !


2026 s’ouvre comme une année 1.

Un recommencement.

Un nouvel élan possible.

Et tout recommencement porte une responsabilité : celle de ne plus remettre à plus tard ce qui demande à vivre maintenant.Car comme le rappelait Sénèque, en suivant le chemin qui s’appelle « plus tard », on arrive souvent sur la place qui s’appelle « jamais ».


Nous traversons le solstice d’hiver, la fin d’un grand cycle. La clôture de plusieurs années qui ont profondément travaillé les êtres, les structures, les fondations intérieures. Quelque chose se termine, et quelque chose se prépare.

Pas encore visible.Pas encore formulé. Mais déjà en mouvement.

Ce moment ne nous demande pas d’être prêts.Il nous demande d’être

  • stables.

  • Ancrés.

  • Présents.




Le printemps viendra.

Le renouveau aussi.



Mais pour l’instant, il s’agit de laisser la sève descendre, de consolider les racines, et de faire confiance à ce travail silencieux.

En ces derniers jours de l’année, peut-être suffit-il simplement de se dire intérieurement :

Je laisse partir ce qui n’a plus lieu d’être.

Je fais de la place pour le sang nouveau.

Je choisis consciemment l’élan avec lequel je veux avancer.

Et cela est déjà un commencement...

 
 
 

2 commentaires


Isabelle Cante
Isabelle Cante
31 déc. 2025

Merci Aline pour ces doux mots

Jai l'impression que tu me parles en direct , cest assez perturbant mais tellement agréable. 2026...à nous deux !

Merci Aline 🙏

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Aline Peres
Aline Peres
31 déc. 2025
En réponse à

Merci pour ton message, il me touche profondément.

Ces mots ont été écrits pour accompagner un passage, et je suis heureuse qu’ils aient résonné pour toi comme une parole directe.

Chacun traverse ce moment à sa façon, et lire vos ressentis enrichit aussi ce que ce texte devient.

Je te souhaite une très belle entrée dans 2026, consciente et alignée.

Merci pour ta présence ici

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